L for Liberty

…because liberty is not negotiable.

Eurorettung als Politfiktion

14. Juli 2012: Dominique Strauss-Kahn, Präsident der französischen Republik, gibt den Ausstieg Frankreichs aus dem Eurosystem bekannt… So endet die Polit-Fiktion, die Philippe Simonnot geschrieben und kürzlich im Michalon Verlag unter dem Titel „ Le jour où la France sortira de l’Euro“ erschienen ist.

Der Autor, einer der wenigen liberalen Universitätsprofessoren in Frankreich, wagt sich in diesem Buch auf das Gebiet der Politfiktion, nachdem er in den letzten 20 Jahren interessante, überaus lesenswerte und auch für den Laien verständliche Sachbücher über Recht und Wirtschaft publiziert hat. Ich will nur vier davon erwähnen: „39 leçons d’économie contemporaine“ erschienen bei Gallimard 1998, « Vingt et un siècles d’économie » 2002, « L’Invention de l’Etat. Economie du droit I » 2003 sowie « Les Personnes et les choses, Economie du Droit II » 2004, alle drei erschienen im Verlag « Aux belles Lettres ».


Zurück zur aktuellen Politfiktion, in der die Fiktion jedoch stark unterbewertet ist, erfährt der Leser doch viele durchaus reale Hintergründe der Entwicklung der (französischen) Politik. Auch die beteiligten Personen sind durchaus real und tragen nicht einmal fiktive Namen. Fiktiv sind nur die beiden Personen, deren sukzessive Dialoge die eigentliche Geschichte erzählen. Sie beginnen am 20. Juni 2010 und setzen sich fort bis zum 25. Juni 2012.

Die beiden Personen sind einerseits ein Journalist, Candide, welcher in mehr oder weniger regelmäßigen Abständen seinen Informanten trifft, einen überaus gut informierten Insider der im Buch sinnigerweise Deep Pocket genannt wird. Dies ist einerseits eine Anspielung an Deep Throat, den Informanten der Journalisten der Washington Post im Rahmen der Watergate Affäre, andererseits ist er Milliardär und Spekulant, also Insider der Bankenwelt.

Der Leser erlebt die Ränkespiele innerhalb der Sozialistischen Partei, bis zur Wahl von DSK, ebenso wie die Schachzüge des Präsidenten Sarkozy. Dabei erfährt der Leser auch, dass Sarkozy als Finanzminister Frankreich um 18 Milliarden- heute sind es gar schon weit über 20- gebracht hat als er der Banque de France Anweisung gab, einen Teil der Goldreserven zu verkaufen.

Es geht jedoch nicht nur um Personen, sondern wie könnte es beim Autor anders sein, um Sachfragen, besonders um Finanz- und Währungsfragen.

Der Leser lernt auf knappen 150 Seiten die Grundlagen der Währungspolitik sowie des Geldwesens kennen, ebenso die Rolle von Zentralbanken und Geschäftsbanken bei der Geldschöpfung. Daraus entwickeln sich die Gründe der aktuellen Finanzkrise und der Leser wird merken dass die „Schuldigen“ an der Krise nicht unbedingt jene sind, welche uns von Politik und Mainstreammedien vorgesetzt werden. Auch die verschiedenen Etappen der Krise mit den maßgeblichen Akteuren werden aufgezeichnet und der Leser wird befürchten müssen, dass die Krise noch nicht vorbei ist. Ob Belgien als Land den Bach runtergeht, wie es in Simonnot’s „Fiktion“ angedeutet wird, ist noch nicht sicher, die Anzeichen dafür werden jedoch von Tag zu Tag konkreter.

Ob DSK Präsident werden wird ist auch noch nicht ausgemacht, ändert auch wenig an der (währungspolitischen) Problematik. Ob er jedoch den Mut haben wird, Frankreich aus dem Eurosystem zurückzuziehen und durch eine stabile Währung zu ersetzen, scheint optimistisch jedoch wenig wahrscheinlich. Hierin liegt – leider – die Fiktion.

Zum Abschluß einen kurzer Auszug aus dem Buch. Deep Pocket erklärt wie er sich einen Ausstieg aus dem Euro vorstellt und aus dem Papier Euro einen Goldeuro machen will.

« Vous pouvez vous en sortir par l’euro-or », lui dis-je. « Mais comment ? », crie-t-il presque.
Candide. — Oui, comment passer de l’euro a l’euro – or ?
Deep Pocket. — Des mesures très simples peuvent être prises
d’un trait de plume. 1) On abolit le cours légal de l’euro.
Candide. — Ce qui veut dire ?
Deep Pocket. — Que vous n’êtes plus obligé ni de payer vos dettes en euro ni d’accepter l’euro qu’on vous présente pour rembourser vos créances. Par exemple vous allez chez le boulanger acheter votre pain en euro, il peut l’accepter mais il peut aussi dire : je ne veux pas de votre euro. De même vous pouvez dire à votre patron : payez-moi autrement qu’en euros.
Candide. — Quel intérêt?

Deep Pocket. — Celui d’ouvrir la concurrence entre les monnaies. Votre boulanger pourrait vous dire : merci beaucoup, mais je préfère du dollar ou de la livre sterling. Ou bien vous pourriez dire à votre employeur : payez-moi en yuans. Si la concurrence est bénéfique pour l’économie, on ne voit pas pourquoi elle ne le serait pas pour la monnaie.
Candide. — Admettons. La suite?
Deep Pocket. — Deuxième mesure : la taxe sur les transactions en or est supprimée.- Si vous achetez de l’or, vous payez, et si vous en vendez vous payez encore. L’Etat protège ainsi sa monnaie. S’il n’y avait pas cette taxe, beaucoup plus de gens utiliseraient l’or comme monnaie.
Candide – Quel rapport entre ces deux mesures ?
Deep Pocket. – Evident. Il ne suffit pas de supprimer de jure le monopole légal de la monnaie officielle, il faut aussi supprimer la taxe qui supporte ce monopole. Je continue : 3) on établit la liberté de conclure des contrats libellés en euro-or, c’est-à-dire en euro défini une fois pour toutes par un poids en or, en particulier on offre aux banques la liberté d’ouvrir des comptes courants ou à terme en euro-or. La troisième mesure est, elle aussi, une conséquence logique de la première.
Candide. Résultat ?
Deep Pocket. — Résultat : l’euro-or entre en compétition avec l’euro et émerge graduellement et spontanément comme unité de compte dans les pays qui auront pris ces mesures. Si seulement deux pays à l’intérieur de l’Union européenne adoptent ces mesures, l’euro-or devient leur commune unité de compte, sans aucune intervention étatique, simplement par le libre choix des individus. Ce processus pourra être aisément étendu non seulement aux autres membres de l’Union européenne qui hésitent aujourd’hui à entrer dans l’Euroland comme la Pologne ou la Tchéquie, mais aussi à des pays européens qui n’en veulent pas comme la Grande-Bretagne.

Candide. – A ce stade, l’euro-or n’est qu’une référence comptable.
Deep Pocket. — Ce n’est qu’un début, c’est déjà beaucoup. Laissez-moi poursuivre : 4) on établit la liberté de monnayer l’or, c’est-à- dire de fabriquer des pièces d’or dans les ateliers existants.
Candide. — Cette liberté n’existe pas ?
Deep Pocket. — Hé non ! Vous ne le saviez pas.
Candide. — Je confesse mon ignorance. Que se passe-t-il alors ?
Deep Pocket. — Un euro-or circule parallèlement à l’euro-­papier. Comme l’euro est forcément soumis à des pressions inflationnistes, suite à la capitulation en rase campagne de M. Trichet devant les gouvernements européens, l’euro-papier est progressivement supplanté par l’euro-or.

Candide. — Je croyais que la mauvaise monnaie devait chasser la bonne.
Deep Pocket— Vous faites une interprétation erronée de la loi de Gresham.
Candide. — Comment cela ?

Deep Pocket. — Le malheureux Gresham doit se retourner dans sa tombe s’il entend les sottises qui sont dites en son nom. Je vous rappelle qu’il vivait au XVI siècle, et que la monnaie de cette époque… Supposons une pièce d’or pesant une once. A force de circuler, elle perd un peu de son poids. Autrement dit, elle devient de la mauvaise monnaie. Croyez-vous que cette mauvaise monnaie chasse la bonne ? Si j’ai des doutes sur le poids de cette pièce que l’on essaie de me refiler en paiement de ma marchandise, je vais aller voir un orfèvre en la matière, c’est-a-dire un orfèvre tout court, lequel infirmera ou confirmera mes craintes (il pourra aussi vérifier la teneur en or de cette pièce). S’il s’avère que la pièce que l’on me propose ne pèse plus que 0,9 once, je vais la refuser à mon débiteur et réclamer une monnaie pesant vraiment une once. Dans ce cas, c’est bien la bonne monnaie qui, par le jeu du marché, va chasser la mauvaise. Que voulait donc dire Gresham ? Tout simplement ceci : au cas où l’Etat interviendrait pour imposer aux gens d’accepter les pièces d’une once, quel que soft leur poids véritable, alors en effet la pièce intacte aura tendance à rester dans les goussets, laissant la place, dans les échanges, à la pièce rognée, et de fait la mauvaise monnaie aura chassé la bonne. Mais il s’agit seulement d’une revanche, si l’on peut dire, du marche sur une intervention de l’Etat faussant la vérité des comptes, en aucun cas d’une perversion du marché. Loin d’être une critique de l’économie de marché, la loi de Gresham en est une illustration exemplaire !
Je reviens donc à la concurrence qui va s’établir entre euro-or et euro-papier. Comme le second n’a plus de cours légal, qu’il est devenu, comme le l’ai dit, l’égout collecteur des actifs toxiques avalés par la Banque centrale européenne et qu’il est rongé par l’inflation, il va être supplanté progressivement par l’euro-or. CQFD.
Candide. — Et quel est le rôle de la BCE ?
Deep Pocket. — On lui demande simplement de vendre son or. Et on demande la même chose à la Banque de France, à la Banque d’Italie, à la Bundesbank, etc. C’est la cinquième mesure.
Candide. — Comment la justifier ?
Deep Pocket. — Simplement par le fait que l’or qui dort actuellement dans les coffres des banques centrales a été acheté aux particuliers à une époque où les différentes monnaies étaient convertibles en or. Ensuite, ces monnaies ont été déclarées inconvertibles en or. Et les gens sont restés avec du papier dont la valeur fondait chaque année. Inviter les banques centrales à vendre leur or sur le marché, c’est donc, d’une certaine manière, réparer une injustice. Mais c’est aussi engager un processus qui conduit, non pas au rétablissement du vieux Gold Standard, géré par une banque centrale, mais à un nouveau Gold Standard privé, à l’abri des interventions des pouvoirs publics et des dites « autorités monétaires » (banques centrales, FMI, etc.). Les détenteurs d’or détermineront eux-mêmes l’offre de monnaie en portant plus ou moins d’or aux ateliers pour qu’il soit transformé en pièces sonnantes et trébuchantes. L’unification monétaire de l’Europe se fera sans l’intervention d’aucune Banque centrale, et elle peut s’étendre aux pays non européens qui adopteront les mêmes principes. Et ainsi à l’ensemble du monde. Fin du dollar !

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Dezember 15, 2010 - Posted by | Frankreich, Klassischer Liberalismus, Literatur, Wirtschaft | , ,

6 Kommentare »

  1. Holà,

    …hu mer d’Buch vum Här Simonnot als „X-Mas-present-to-myself“ mol bestallt…loose mech vun sénger Beschreiwung vun der „politique-economico-politicienne-franco-francaise“ mol iwwerraschen…

    Hasta y
    Pancho

    Kommentar von Pancho | Dezember 20, 2010

  2. Jetzt müsste man französisch können…

    Kommentar von techniknoergler | Dezember 22, 2010

  3. Wird es eine deutsche (oder von mir aus englische) Übersetzung geben?

    Kommentar von techniknoergler | Dezember 22, 2010

  4. @techniknoergler: Keine Ahnung, aber wohl leider eher nicht.

    Kommentar von CK | Dezember 22, 2010

  5. Schade,

    dann wird mir wohl verborgen bleiben, wie sich der Autor das vorgestellt hat. Gibt es wenigstens irgendwo eine Zusammenfassung, zumindest von dem Ausschnitt hier?

    Kommentar von techniknoergler | Dezember 24, 2010

  6. @techniknoergler: Leider nein, aber ich nehme an, die selben Ideen findest Du auch in Torsten Polleits neuem Buch (das gibt es ja auf deutsch.)

    Kommentar von CK | Dezember 24, 2010


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